Le Kendama, un simple bilboquet?

Avec son allure attendrissante de “Chupa Chups” et son esthétique digne de l’esprit mingei si propre à la culture japonaise, le kendama est un objet qui ne manquera pas d’attirer votre attention. Cette version traditionnelle japonaise de notre trés français bilboquet, porté par la route de la soie, a fait son apparition au Japon durant l’ère Edo au XVIIème siècle. Il semblerait que le kendama était alors un “jeu de bar” destiné aux adultes, les perdants devant boire de l’alcool en tant que gage. Mais c’est en 1919, sous l’ère Taisho, que le kendama a commencé à prendre toute son ampleur. L’inventeur du kendama tel que nous le connaissons aujoud’hui, Hamaji Egusa, modifia le design en ajoutant des plateaux latéraux permettant de réceptionner la balle en bois. Le kendama porta alors le nom de nichigestuball, en référence à sa forme rappellant le soleil. Le succés du kendama ne se fit pas attendre et de nombreuses versions firent leur apparition sur le marché. Aprés la seconde guerre mondiale, les kendama étaient même vendus dans les magasins de bonbons aux cotés d’autres jeux et jouets populaires tels que les cartes menko ou les toupies beigoma.

En 1975, l’auteur pour enfant Fujizara Issei fonda l’Association Japonaise de Kendama (JKA), encadrant ainsi la pratique du kendama en tant que sport de compétition, avec des règles de jeu bien définies et un équipement homologué tel que le modèle de kendama Oozora. Plusieurs compétitions rassemblant aussi bien des écoliers que des adultes sont tenues dans le pays et la JKA espère que le kendama traversera les frontières du Japon et connaîtra le même succès à l’étranger.

Le jeu consiste à projeter la balle en bois reliée au marteau puis à la récuperer directement, ou après avoir effectué une série de mouvements, sur l’un des plateaux ou sur le pic principal. Légers et maniables, les kendama “classiques” disposent de 3 plateaux pour réaliser les tricks (figures ou wazas en japonais) les plus invraisemblables. Plus de 30.000 figures sont recensées par la JKA. D’autres modèles, souvent réalisés en bois de bouleau et de cerisier, disposent de plateaux supplémentaires ajoutant ainsi un degré de difficulté.

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