Le shogi, la variante japonaise du jeu d’échecs

Le shogi, à l’instar des échecs occidentaux, serait un descendant du chaturanga. Ce jeu indien dont l’origine remonte au 6ème siècle aurait ainsi donné naissance à plusieurs variantes d’échecs en Asie, notamment le Xiang Qi en Chine, le Makruk en Thailande et le Shogi au Japon. On estime que le shogi a fait son apparition sur l’archipel nippon aux alentours du 10 ème siècle, le premier écrit relatant l’existance du jeu datant de 1027 (le Kirinsho, écrit par Fujiwara Yukinari). Au fil des siècles, le shogi a subit plusieurs modifications. Le plateau de jeu, appelé shogiban, existait sous différents formats allant de 13×13 cases jusqu’à 25×25 cases pour finalement évoluer vers le format que nous connaissons aujourd’hui de 9×9 cases.

Ce n’est qu’au 16ème siècle que le shogi s’installe véritablement dans les moeurs. A cette époque, les joueurs, ou iemotos, étaient hautement respectés et dotés par le shogunat. Par la suite, la restauration Meiji remit quelque peu en cause le statut de ces joueurs. Le premier tournoi de shogi fut organisé en 1630, le 17ème jour du Kannazuki (mois sans déités correspondant au mois d’octobre), une date qui est entrée dans la tradition puisque c’est aujourd’hui encore le jour du shogi au Japon. En 1909, l’Association de Shogi fut fondée, puis en 1924, ce fut au tour de l’Association de Shogi de Tokyo et finallement la Fédération Japonaise de Shogi (Nihon Shôgi Renmei – 日本将棋連盟) en 1997.

 Cette dernière compte tout de même plus de 15 millions de licenciés et les femmes sont depuis peu admises dans le cercle trés restreint des professionnels.

Au shogi les niveaux entre les joueurs se distinguent selon un système de rangs comportant des « dan » et des « kyu », un pour les amateurs (10ème au 1er kyu puis 1er au 5ème dan) et un second réservé aux professionnels. Le rang le plus élevé en amateur est équivalent à 6 kyu professionnel. Du fait de ses origines asiatiques et de la difficulté d’apprentissage liée aux caractères ou kanji gravés sur les pièces, le shogi se répend bien moins rapidement que le Go à l’étranger. Il existe cependant en France une fédération française de Shogi, trés présente lors des manifestations susceptibles d’aider à la promotion du jeu et qui organise chaque année un championnat de shogi (plus d’informations sur le site de la FFS).

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